embarquement des vélos

Si en période de pointe, les associations d’usagers reconnaissent que les capacités d’emport des vélos dans les trains, dans les cars, ou dans les bus et trams, trouvent leur limite du fait de l’affluence, il ne faut pas exclure les possibilités d’embarquer son vélo à bord.

La situation s’est présentée sur la liaison entre Mulhouse et Strasbourg où les chargement/déchargement des vélos à bord des TER 200 (anciennes rames Corail) entrainaient des retards. Les gares ont alors été dotées de stationnements sécurisés de capacités conséquentes. En dehors des heures de pointe, ces trains restent accessibles aux vélos. Des crochets sur certaines plateformes et un compartiment vélo plus facilement accessible en tête de train ont été maintenus.

A ce jour, les stationnements proposés dans la grande majorité des gares TER du Grand Est ne sont pas sécurisants. Les propriétaires de vélo à assistance électrique n’y laisseraient pas leur vélo toute une journée, et même ne serait-ce qu’une heure. Les usagers n’ont pas d’autres solutions que de prendre leur vélo dans le TER … ou  de ne pas prendre le TER mais leur voiture ! Il conviendrait donc d’améliorer ces stationnements 

Pour autant, l’emport des vélos dans les transports en commun doit rester possible notamment pour les voyageurs occasionnels qui n’ont pas d’abonnement avec une gare de départ où déposer leur vélo et une gare d’arrivée où ils peuvent éventuellement disposer d’un second vélo. L’emport des vélos est surtout un service essentiel pour le développement du tourisme à vélo, en particulier dans notre région frontalière où nos voisins européens sont habitués à voyager ainsi.

Si les crochets à vélos des rames AGC ou TER 2N NG sont en nombre satisfaisants, certaines rames TER ne présentent pas les configurations idéales pour installer des vélos. Il s’agit des rames Régiolis qui offrent peu de places et des espaces bien peu pratiques, ainsi que des trains Coradia Liner sur les liaisons Strasbourg-Paris et Mulhouse-Paris. Ceci est d’autant plus regrettable que celles-ci assurent la desserte des principales véloroutes de la région Grand Est à partir du bassin parisien mais également en relation avec les pays voisins très pratiquants du tourisme à vélo (Suisse, Allemagne).

Pour satisfaire aux attentes des usagers et touristes à vélo, des ratios de nombre de places vélos par rapport au nombre de places assises devraient être retenus.

La modularité des espaces vélos est à étudier de manière à avoir des espaces polyvalents, utiles en l’absence de vélos aux personnes à mobilité réduite, aux parents avec poussettes, aux voyageurs avec des bagages encombrants. C’est notamment le cas dans les TER 2N NG avec des strapontins rabattables.

En complément, il conviendrait de faciliter la circulation des vélos dans les gares, notamment avec la mise en place de goulottes latérales dans les escaliers. Simples à installer, éventuellement rabattables contre le mur, ces systèmes seront également très appréciés des touristes à vélo, avec leur vélo chargé de sacoches.

Enfin, certaines lignes de bus ou de cars régionaux peuvent également proposer l’emport de vélos, soit sur des racks extérieurs, soit en soute, soit dans le véhicule. Le nombre est plus limité et la prise en charge peut nécessiter une réservation ou n’être autorisée qu’à certains horaires, hors périodes de pointe.